Pays à l’honneur du Salon international de l’agriculture de Paris 2026, la Côte d’Ivoire a présenté sa stratégie pour faire de l’aquaculture un moteur de souveraineté alimentaire et de développement durable. Organisée par le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), la masterclass a été conduite sous l’impulsion du ministre Sidi Tiémoko Touré et animée par le coordonnateur adjoint du PSTACI, Ouattara Lacinan.
Les produits halieutiques représentent la première source de protéines animales dans le pays, avec plus de 20 kg consommés par habitant chaque année. Mais l’offre nationale (environ 110 000 tonnes) demeure très inférieure à la demande estimée à 650 000 tonnes, générant un déficit de plus de 80 % et des importations de poissons congelés évaluées à près de 400 milliards FCFA par an. En 2024, la production aquacole s’est limitée à 9 915 tonnes.
Malgré un potentiel important (550 km de littoral, 150 000 hectares de lagunes, 350 000 hectares de lacs et quatre grands fleuves) le secteur reste sous-exploité. Le pays recense 1 076 fermes piscicoles et six écloseries publiques produisant tilapia, mâchoiron, carpe rouge, mulet, capitaine, ainsi que crustacés et mollusques.
Les autorités entendent développer toute la chaîne de valeur (écloseries privées, provenderies, infrastructures de grossissement, transformation) dans le cadre de la PONADEPA 2022-2026, et appellent à un engagement renforcé du secteur privé pour réduire la dépendance aux importations et soutenir l’économie bleue.
M.B.
