Yao Noël, fondateur et premier président de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), a appelé le 2 mars 2026 à l’unité et à la cohésion pour faire face à la crise interne qui secoue la faîtière des journalistes.
Il a rappelé que l’UNJCI a été créée le 26 novembre 1991, dans le contexte de l’instauration du multipartisme en Côte d’Ivoire, afin d’offrir aux professionnels des médias un cadre de défense de leurs droits et d’expression collective. Il a souligné la contribution de confrères tels qu’Honorat de Yedagne, Henri Seri Tapé et Raphaël Lakpé à la mise en place de l’organisation.
Premier président élu, Yao Noël affirme avoir quitté ses fonctions pour favoriser un nouveau leadership. Inquiet des tensions actuelles, qu’il considère comme un risque de fragilisation et d’éclatement, il exhorte anciens et jeunes journalistes à dépasser les intérêts personnels.
Il explique également son retrait de la présidence du Conseil des sages, estimant que sa présence pouvait être perçue comme source de division en période électorale, et assure n’avoir « ni candidat ni agenda caché ». Citant Félix Houphouët-Boigny, qui paraphrasait John F. Kennedy, il invite à la responsabilité et à la préservation de l’unité et des intérêts matériels, moraux et associatifs des journalistes.
M.B.
