La lourde défaite du Burkina Faso face à la Côte d’Ivoire (3-0), mardi 6 janvier 2026 au Grand stade de Marrakech, en 8e de finale de la 35e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football, a affecté le sélectionneur burkinabè Brama Traoré qui n’a pas caché sa détresse et ses regrets face à une élimination qu’il a du mal à digérer.
« Ce sont de grands regrets. Je n’ai pas vraiment les mots pour décrire cette élimination, car elle fait très mal. Il me faudra du temps pour m’en remettre », a confié le coach Traoré.
Pour le technicien, cette sortie prématurée est avant tout le fruit d’un échec collectif, tant sur le plan tactique que dans l’exécution du jeu. Le Burkina Faso a tenté de s’adapter au style ivoirien, mais s’est heurté à une équipe supérieure dans l’intensité et la maîtrise technique.
“Nous avons échoué dans notre système et il faut aussi reconnaître que cette équipe ivoirienne est une très bonne équipe, qui joue très bien au ballon et qui est très offensive. Nous avons voulu nous adapter à leur jeu, mais cela a été difficile. Nous avons été pris de vitesse en première mi-temps et ils ont réussi à marquer”, a-t-il reconnu.
Brama Traoré n’a d’ailleurs pas manqué de saluer la qualité de l’adversaire. Selon lui, la Côte d’Ivoire a démontré qu’elle était une formation solide, joueuse et résolument offensive. Pris de vitesse dès la première période, les Étalons ont souffert, concédant des buts qui ont rapidement compliqué la rencontre et brisé leurs ambitions. Conscient des manquements, le sélectionneur appelle désormais à une remise en question interne.
« Il faut laver le linge sale en famille et nous allons profiter de ce match pour grandir encore. », a-t-il insisté, évoquant la nécessité de tirer les leçons de cette élimination pour progresser. Malgré la déception, il souhaite que ce revers serve de point d’appui pour faire grandir le groupe. Les regrets sont d’autant plus grands que les objectifs étaient élevés. Selon le sélectionneur, le Burkina Faso ambitionnait d’aller au bout de la compétition et de soulever le trophée. S’arrêter une nouvelle fois au stade des huitièmes de finale, laisse un goût amer.
“Nous avons échoué, parce que notre objectif, pour nous et pour les joueurs, était d’atteindre la finale, de la disputer et de la remporter. Mais aujourd’hui, nous nous arrêtons en huitièmes de finale, comme lors de la CAN en Côte d’Ivoire”, a-t-il lâché.
La compétition marque une pause de deux jours et reprendra vendredi avec les premières rencontres des quarts de finale entre le Maroc et le Cameroun d’une part, et Sénégal contre le Mali d’autre part.
(AIP)













