La 10e session délocalisée de formation en droits internationaux des droits de l’homme s’est ouverte le 4 mai 2026 à Abidjan. Cette semaine de travaux réunit magistrats, avocats, militaires, universitaires et acteurs de la société civile autour du thème « droit international pénal et droit international humanitaire ». L’objectif est de renforcer les capacités des participants afin de mieux prévenir et traiter les violations des droits humains et de soutenir la lutte contre l’impunité.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre de la Justice a rappelé que de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux découlent d’une insuffisante maîtrise des normes juridiques. Les autorités ont également mis en avant l’apport des partenaires institutionnels et techniques, notamment la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, le CNDH, le PNUD, la Fondation René Cassin et l’ambassade de Corée, qui contribuent à faire d’Abidjan un centre régional de formation en droits humains.
Le PNUD a attiré l’attention sur la persistance de crises et de violences à l’échelle mondiale, accompagnées de déplacements massifs de populations, notamment dans la région sahélienne. Il a insisté sur la nécessité de refuser la banalisation des exactions graves et de renforcer la protection des civils.
Les intervenants des structures partenaires ont souligné la complémentarité entre droit international humanitaire et droit pénal international, rappelant que la justice doit s’appliquer de manière universelle, sans exception. Ils ont également évoqué les conflits en cours dans plusieurs régions du monde ainsi que le rôle des juridictions nationales et hybrides africaines dans la réponse aux crimes internationaux.
Le CNDH, hôte de la session, a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire en matière de droits de l’homme et sa forte adhésion aux instruments internationaux. Environ 90 participants prennent part à cette formation inscrite dans le programme de « l’Université des droits de l’homme ».
M.B.












