En Côte d’Ivoire, les règles sont claires : couper du bois au-delà du 8ème parallèle est strictement interdit. Pourtant, certaines personnalités au sein même de l’appareil administratif semblent défier ces décisions cruciales pour la préservation de nos forêts. Le Ministre Laurent Tchagba, en charge des Eaux et Forêts, a pris des mesures fermes et a averti ses collaborateurs contre toute implication dans des activités illégales.

Face à cette mise en garde, les contrevenants ont modifié leurs tactiques. Ils obtiennent désormais un procès-verbal d’adjudication, paient l’amende et obtiennent un reçu de paiement avant même de procéder au sciage. Ainsi, le transport du bois illégalement coupé devient plus aisé. Cette technique semble avoir été utilisée dans l’affaire récente de sciage à façon dans la région d’Odienné.

Lors de l’adjudication, qui s’est tenue aux locaux de l’Inspection générale des Eaux et Forêts, un stock de 384 madriers de bois rouge a été adjugé à l’Entreprise D.F.B. Une amende de 900 000 francs CFA a été versée au Ministère des Eaux et Forêts en guise d’amende, avec un délai de 3 jours pour enlèvement.

Mais le hic, c’est que les soi-disant chargés de l’enlèvement ont été pris en flagrant délit de sciage à façon dans la même zone. Le  procureur a donc exigé des preuves pour une analyse minutieuse de cette affaire. Suite à une affaire similaire, des responsables de l’administration ont été suspendus en mars 2023 et sont sous enquête. Parmi eux, le Colonel D.Y., le Commandant K.D.B., et le Capitaine L.O.

Cependant, il est évident que ces suspensions n’ont pas servi de leçon et ne sont qu’une partie du problème. Il semble évident que d’autres  individus de l’administration sont en train de s’opposer aux directives du Ministre Tchagba, qui s’est engagé à diriger cette institution de manière exemplaire. Qui donc a choisi de défier ouvertement ses décisions, qui visent pourtant à préserver les précieuses forêts ivoiriennes en danger ?

Une telle attitude défie non seulement la loi, mais aussi les efforts collectifs déployés pour sauvegarder notre environnement. Il est grand temps de mettre fin à de telles pratiques et de faire preuve de responsabilité envers nos ressources naturelles.

Dans cette lutte contre la déforestation, il est essentiel que toutes les parties prenantes respectent les règles et collaborent. La préservation de notre environnement est une responsabilité collective, et il est temps de faire face à ceux qui s’opposent à ces efforts cruciaux.

Les regards sont donc tournés vers le tribunal pour savoir quelle suite a été réservée à cette affaire.

Nous y reviendrons…

Narcis’K.