À Bouaké, dans le quartier N’gattakro, la petite Amoikan, âgée 11 ans, a été retirée à sa grand-mère, Y. S. Wa, 72 ans, après avoir été battue et contrainte de dormir dans un poulailler. Son corps portait de multiples blessures.

L’intervention a eu lieu le 25 février 2026, suite à une dénonciation anonyme. La Sous-Direction de la Lutte contre la Traite des Enfants et la Délinquance Juvénile (SDLTEEDJ), dirigée par le colonel Zaka Luc, a secouru la fillette. La grand-mère a reconnu les coups, invoquant des “corrections” pour des vols et des croyances liées à des esprits.

Le Procureur de la République a placé Amoikan à la Maison de l’Enfance de Bouaké, où elle reçoit un suivi médical, psychosocial et éducatif. La grand-mère est en garde à vue et sera poursuivie pour maltraitance.

Cette affaire souligne l’importance de la vigilance citoyenne et des dispositifs de protection des enfants en Côte d’Ivoire, soutenus par la Première Dame Dominique Ouattara et le Comité National de Surveillance contre la Traite et l’Exploitation des Enfants (CNS).

M.B.